Le patriarcat n’est pas une simple survivance du passé. C’est un ensemble de structures qui s’adapte et se réinvente, souvent avec la participation active de celles qu’il désavantage.
Catégorie : Représentations
Quand la droite se dit féministe
Longtemps associé à la gauche, le féminisme séduit désormais la droite française, des groupes républicains à ses franges nationalistes. Mais peut-on vraiment être féministe sans remettre en cause ni le patriarcat, ni le capitalisme ?
Le recentrage de la critique sur les comportements individuels n’est-il pas le symptôme d’une dépolitisation des enjeux écologiques et sociaux ? En insistant sur la micro-responsabilité du consommateur, ne risquons-nous pas de détourner notre attention des logiques systémiques qui structurent les crises actuelles ?
L’intelligence artificielle est autant une promesse qu’un miroir : elle reflète les tensions profondes de notre époque, entre espoir d’un futur maîtrisé et conscience d’un monde aux limites désormais atteintes.
Google est-il sexiste ?
Just go and google it! Rien de plus naturel dans notre quotidien à tous… Les chiffres le prouvent puisqu’avec ses 92,5 milliards de visites mensuelles, le moteur de recherche est, de loin, le site le plus visité au monde. Sa mission ? « Organiser les informations à l’échelle mondiale pour les rendre accessibles et utiles à tous »[1]. Mais selon quelles logiques ? L’algorithme de Google est-il infaillible ? Et si les « réponses » de Google à nos requêtes comportaient un biais sexiste ? C’est en tout cas l’hypothèse que nous allons tester dans ce papier.
Après avoir étudié ses origines, ses limites et son mode d’emploi, on peut désormais affirmer que le snack content n’est guère du junk content. Il nous apparaît cependant que son téléversement en masse sur les réseaux sociaux par tous les acteurs du web de manière effrénée[1] ressemble bien, quant-à-lui, à la ramasse des poubelles…